" La maladie qui nous frappe n'est jamais celle de tout le monde" (François Droz)


 

 

 

 

  

 

Nous avons eu le plaisir d’accueillir le Docteur Jean COSTENTIN, professeur de Pharmacologie

  

à la faculté de  médecine & pharmacie de Rouen, pour une conférence-débat sur :

 

 Les traitements pharmacologiques de la maladie de Parkinson

  

  

 

1) 

Epidémiologie de la maladie de Parkinson

 

·        On la trouve sous tous les climats.

·        Il existe peu de différences intersexuelles.

·        Âge d’apparition : entre 45 et 70 ans.
>1/1000ème de la population est atteinte.

·        Les fumeurs et les buveurs de café seraient « protégés ».

·        Les risques sont plus importants chez les ruraux (pesticides), les obèses, les hypertendus ainsi que les gens exposés à de microtraumatismes crâniens.

·        Formes génétiques rares (5 à 10% de la population).

 

 

2)  Les principaux troubles de la maladie

 

·        L’akinésie : rareté et lenteur des mouvements.

·        L’hypotonie : exagération du tonus musculaire, rigidité.

·        Le tremblement au repos.

   Autres signes :

  •  
    • La dépression : avant la phase neurologique, existent des manifestations de type dépressif.
    • Des troubles de l’équilibre.
    • La micrographie : trouble de l’écriture.
    • La salivation.
    • La gastroparésie : paralysie chronique de la musculature gastrique conduisant à un retard de l’évacuation de l’estomac donc à des troubles digestifs.
    • Troubles du sommeil.
    • Difficulté d’élocution…

 

3)  Physiopathologie

 

Le système nerveux central comporte 80 milliards de neurones.

Une structure du cerveau, la substance noire ou locus niger, comporte 500 000 neurones qui communiquent entre eux par un neuromédiateur appelé dopamine (connue depuis 50 ans).

Chaque neurone comporte 100 000 boutons synaptiques, ce qui permet les contacts.

Ces neurones disparaissent peu à peu dans la maladie de Parkinson, les manifestations cliniques apparaissent lorsqu’ils sont inférieurs à 100 000.

 

Ce qui détruit les neurones dopaminergiques :

  •  
    • Des insecticides (roténone)
    • Des herbicides
    • Des fongicides
    • Des anti-moustiques
    • Le manganèse
    • L’oxyde de carbone
    • Les attaques oxydatives
    • Les traumatismes répétés des boxeurs (Mohamed Ali).

 

4)  Les traitements pharmaceutiques

 

Les atropiniques

 

L’atropine tarit la salivation, diminue l’akinésie.

Inconvénients : déglutition perturbée, infections buccales, problèmes           gastriques, urinaires, constipation, risque de glaucome.

Les atropiniques s’opposent aux actions de l’acétylcholine (stimule des récepteurs qui déclenchent l’akinésie),  mais suppriment en particulier l’acidité de l’estomac nécessaire la  digestion des aliments.

 

Les agonistes dopaminergiques

 

Ils simulent la dopamine produite par le cerveau. Ils peuvent remplacer la L-dopa au début de la maladie. Ils sont utilisés d’abord chez les patients les plus jeunes afin d’économiser la L-dopa, ou sont associés avec elle à un stade plus évolué.

 

Les traitements :

Pergolide ou Célance : bon produit mais dangereux pour les valvules du cœur.

Ropinirole ou Réquip.

Pramipexole ou Sifrol

Apomorphine ou Apokinon…

 

La dopathérapie

 

La L-dopa est le traitement le plus actif. Ce médicament va être transformé en dopamine et utilisé par l’organisme.

L’alimentation quotidienne contient des protéines dont beaucoup de tyrosine. Dans le cerveau, la tyrosine se transforme en L-dopa. L’intervention d’une 2ème enzyme, la décarboxylase permet à la L-dopa de devenir dopamine. Mais simplement 1% de la dopamine pénètre dans le cerveau.

Certains adjuvants accompagnent la L-dopa jusqu’au cerveau en inhibant la dopadécarboxylase.

Modopar : 1 dose d’inhibiteur pour 4 doses de L-dopa.

Sinemet : 1 pour 10 doses.

Stalevo : L-dopa + inhibiteur de la dopadécarboxylase + inhibiteur de la COMT, enzyme qui détruit la dopamine.

Pour les patients en maladie avancée, afin d’éviter les pics de fluctuations, une sonde duodénale peut apporter la L-dopa en permanence dans le tube digestif.

 

Les effets néfastes de la L-dopa :

Hypotension.

Anorexie

Nausées

Expressions psychotiques (troubles délirants)

Dyskinésies

Insomnies

Retour en force de la libido

Troubles du rythme cardiaque.

Ces effets peuvent être amoindris par la prise d’autres médicaments.

 

                                 Prises de notes et rédaction d’Irène Blanchard

 

 

 

 

    
 
           

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